musique, lutherie déjantée

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Do It Yourself, mon univers acoustique

Bon, vous avez déjà pu voir deux ou trois instruments acoustiques de mon cru, mais j'en avais caché plein d'autres...

Mes bricoles se sont souvent orientées autour des instruments à cordes (quoi de plus naturel pour un guitariste ?), même si j'ai fait quelques escapades dans le monde de la percussion ou des instruments à vent. Petit tour du propriétaire.

 

 

 

La contrebasse électro-acoustique (A), un simple manche de bois avec trois cordes nylon (en câble de débroussailleuse) dont le son est repris par un capteur piezo (vous savez, mon copain le capteur piezo).

Il suffit donc de brancher l'instrument sur un ampli pour retrouver le son grave et velouté de la contrebasse.

 

Le violoncelle à deux cordes (B), sur le même principe que la contrebasse, un manche et un capteur piezo. Par contre les cordes sont métalliques et jouées à l'archet.

 

Le Banjitare (C et ci-dessous), croisement improbable entre l'envie d'un banjo à quatre cordes et un manche de guitare folk récupéré dans une poubelle. Là aussi, un capteur piezo sous le chevalet permet de repiquer le son...

 

 

Le dulcimer-bonbon (D), entièrement fait main avec deux ou trois morceaux de bois, une boîte de caramels et une fourchette, totalement acoustique, il peut être joué à l'archet, au doigt ou au médiator. Le son produit n'est pas très puissant, mais qu'importe pourvu qu'on puisse en tirer quelque mélodie.

 

 

Passons au domaine des percussions, pour lesquelles j'ai beaucoup d'affection aussi (eh oui, taper sur des trucs bruyants ça défoule !)

 

 

Les Wood-Bongos(1), recyclage d'une paire de bongos dont les fixations et tendeurs de peau étaient fusillés. On enlève tout ce qui est superflu, et on remplace les peaux animales par un contreplaqué de 3mm d'épaisseur bien collé et le tour est joué.

 

Le tongue-drum (tambour à langues)(2), que vous avez pu entendre ici.

Le principe est le même que pour un xylophone, des lames de bois de tailles différentes, à ceci près qu'ici, les lames sont dégagées dans un seul bloc de bois et tenues par une extrémité.

On peut jouer avec des mailloches en caoutchouc, ou en bois, ou encore directement avec les doigts (pour des sons plus doux).

 

La kalimba (3), ou sanza, ou piano à pouces, les lames sont tirées de vieux essuie-glaces usagés, une boîte à thé joue le rôle de résonateur, donnant au passage un aspect vibrant un peu métallique.

 

Côté vents, j'ai aussi essayé quelques trucs, pas toujours probants, les plus convaincants étant souvent les instruments à embouchure (cor, trombone à coulisse...), les plus affreux ceux à hanche (type basson, bombarde ou sax...).

 

 

Voilà, c'est un petit tour non-exhaustif de mes créations luthières. Suite dans un prochain épisode...



16/03/2012
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